La Bugatti Veyron, avec ses 4,47 m, allie admirablement son impressionnant potentiel de performances athlétiques à une ligne élégante et sportive.
Un regard sur le moteur central qui trône majestueusement sous le capot, laisse, rien qu’à l’arrêt, deviner la puissance phénoménale de cette voiture de sport. Mais en même temps, la Veyron, avec ses proportions osées, ses surfaces harmonieuses et ses lignes idéalement structurées, donne une impression d’élégance docile.
Les stylistes se sont inspirés d’une riche et grande histoire, sans pour autant se perdre dans un style néo-rétro. La carrosserie en deux tons, classique des années vingt et trente, est intelligemment pensée dans ses moindres détails.
Le profil apparaît ainsi très caractéristique, reprenant des éléments de style de l’ellipse colorée, tels qu’aimait les utiliser, à l’époque, Ettore Bugatti. La nervure qui griffe le capot moteur et le toit, d’une hauteur maximale de 1,21 m, est un clin d’œil appuyé aux glorieux modèles antérieurs. Ainsi, la peinture traditionnelle et la griffure centrale harmonieuse constituent un pont entre les anciens modèles Bugatti et la modernité de la Veyron.
La traditionnelle et imposante calandre, sur laquelle prône l’emblème de la marque émaillé à la main, donne une noblesse unique à l’automobile. Les gros phares avant sont en parfaite harmonie avec le radiateur. Ils forment un ensemble compact qui donne à la calandre un ligne sportive exemplaire. L’arrière, large de 1,99 m, se présente avec son imposant becquet rétractable et des ailes aux lignes proéminentes. Avec la Veyron, l’exigence clé, d’allier, sans compromis, une élégance hors pair et une technique futuriste est comblée de la plus belle manière qui soit.
La Bugatti Veyron 16.4*) avec ses seize cylindres et sa traction intégrale, est le véhicule de série le plus perfectionné de tous les temps, sur le plan technique.
La plupart des éléments sous le capot moteur constituent des innovations qu’alors, seul le visionnaire Ferdinand Piëch, considérait réalisables.
La performance de plus de 400 kilomètres/heure n’avait encore jamais été atteinte par une voiture de sport de série. Au total 736 kW (1001 CV) sont à disposition et même à vitesse élevée, la réserve de puissance est toujours à un niveau dont les limousines de luxe ne peuvent que rêver. En effet, pour une vitesse constante de 250 km/h, la Veyron utilise à peine 270–280 CV. La boite DSG sept vitesses accomplit donc sa mission avec un couple de maximum 1250 Newton-mètres. La régulation électronique de la dynamique de conduite garantit quelque soit la vitesse, une flexibilité et facilité de conduite optimale. La Veyron, avec sa vitesse potentielle, pourrait en fait décoller; c’est son aérodynamique bien pensée qui la maintient collée sur la route quelque soit sa vitesse. L’aileron arrière modifie sa position, le soubassement s’optimise, les clapets s’ouvrent et se referment ; c’est un des éléments qui assurent le parfait équilibre entre portance aérodynamique et appuis. Ce sont les freins en céramique qui permettent d’arrêter le bolide. Ils sont extrêmement efficaces et nécessitent moins de temps que la Veyron n’en a besoin pour accélérer. Cette voiture d’exception a besoin de 2,5 secondes pour passer de 0 à 100 km/h. Pour passer de 100 à 0 elle n’a besoin que de 2,3 secondes. Par ailleurs, Bugatti a importé dans le véhicule de série Veyron, un concept de sécurité directement issu de la formule 1. Il permet de réduire au maximum les conséquences en cas d’accident. Toutes ces particularités techniques font de la Veyron une véritable super voiture de sport d’exception.
Bugatti est le premier constructeur de voitures de sport d’exception à garantir, pour la Veyron 16.4*), le réglage électronique de la dynamique de conduite jusqu’aux vitesses les plus extrêmes.
Pour le prouver, des pilotes aguerris ont, pour la première fois, effectué des tests du programme de stabilité électronique au-delà des 300 km/h. Les grands lacs salés d’Amérique du nord offraient, avec leur coefficient de friction minimal, des conditions idéales pour amener un véhicule aux limites de l’adhérence. La voiture de sport, équipée de sa transmission intégrale intelligente et de quatre dispositifs électroniques de réglage, est à la fois rapide et sure sur la route: deux systèmes de régulation, l’embrayage Haldex et un différentiel arrière assurent la dynamique nécessaire. La régulation de la pression de freinage et le choix actif du couple, en revanche, garantissent la parfaite maîtrise du véhicule.
Le système nerveux de la Veyron*) est composé de trois bus de données dont dépendent 26 modules de commande; un bus pour la transmission de la puissance, un pour les fonctions liées au confort et le dernier pour le système de diagnostique interne.
Ce réseau numérique abrite l’ensemble de l’intelligence de la voiture, des réglages du moteur aux lève-vitres électriques, en passant par la commande de l’aileron arrière ou le système de navigation. Plutôt que de choisir un réseau classique, Bugatti a opté pour un réseau d’alimentation de bord léger directement issu des technologies de l’aéronautique. Cela permet d’économiser 5 kg et garantit une résistance très élevée à la température.




































