Audi dévoile la troisième génération de son Q7, un SUV familial entièrement repensé qui s’apprête à entrer en scène courant juin 2026, inaugurant un design profondément retravaillé, des motorisations électrifiées et une modularité de cinq, six ou sept places, le tout accompagné d’une montée en gamme technologique. Après un second restylage en 2024, l’ancienne mouture lancée en 2015 cède sa place à ce nouveau modèle toujours assemblé à Bratislava, en Slovaquie, et qui s’annonce comme l’évolution la plus marquante de la lignée. Le SUV adopte une posture plus affirmée, un regard affûté et un système d’info‑divertissement inédit, tout en conservant les proportions qui ont fait son succès.
En matière de design, la face avant de l’Audi Q7 gagne en présence grâce à un capot plus horizontal et positionné plus haut, à l’image des quatre anneaux modernisés. Les feux de jour, désormais placés au‑dessus des optiques « Digital Matrix LED », s’affinent et proposent jusqu’à huit signatures lumineuses différentes. Ils intègrent des clignotants dynamiques projetés au sol la nuit pour renforcer la visibilité, une première sur un modèle de série. La calandre « Singleframe » s’élargit, adopte de nouvelles prises d’air fonctionnelles et s’accompagne de passages de roue plus marqués. Le bouclier reçoit une entrée d’air rehaussée soulignée d’un jonc façon aluminium, accentuant la verticalité du dessin du grand SUV d’une longueur de 5,056 m et d’une largeur de 2,010 m.

Les flancs de l’Audi Q7 2026 évoluent en profondeur, abandonnant le pli de carrosserie traditionnel au profit de surfaces plus galbées et d’une ceinture de caisse relevée. Les portes se creusent davantage, les ailes arrière gagnent en volume et les entourages chromés des surfaces vitrées s’épaississent.

À l’arrière, le Q7 adopte un becquet plus enveloppant et des feux OLED numériques de troisième génération, reconnaissables à leur décroché sur les ailes. Le hayon se pare d’un bandeau lumineux intégral et d’un logo rétroéclairé, tandis que le pare‑chocs plus massif intègre un diffuseur surmontant deux larges sorties d’échappement chromées.

L’habitacle de l’Audi Q7 opère une montée en gamme spectaculaire avec une planche de bord épurée dominée par deux grands écrans dont Audi n’a pas encore communiqué les dimensions. L’écran panoramique incurvé OLED combine instrumentation numérique à gauche et interface d’info‑divertissement à droite, alors qu’une ligne de raccourcis physiques en partie basse permet de gérer dégivrage, climatisation et ventilation. Le passager dispose d’une dalle tactile dédiée dotée d’un mode de confidentialité dynamique.

Le sélecteur de vitesses migre sur la colonne de direction, libérant la console centrale qui accueille deux ports USB‑C, deux chargeurs de smartphone sans fil magnétiques et ventilés de 25 W, un rangement fermé et les commandes des modes de conduite, de l’ESP, des warnings, du frein de parking et de la caméra 360°. L’habitacle, presque dépourvu de boutons, s’appuie sur un assistant vocal pour piloter la majorité des fonctions.

Pour la première fois, le Q7 propose trois configurations : 5 places de série, 6 ou 7 places en option. Tous les sièges sont partiellement électriques. Dans les versions 5 et 7 places, la banquette de deuxième rangée peut accueillir 3 sièges enfants côte à côte, avec réglage électrique en longueur et dossiers fractionnables 65/35. L’accès à la troisième rangée reste possible même avec des sièges enfants grâce à la fonction d’accès confort, activable via l’interface « MMI » ou par des boutons situés dans le montant C et le coffre. Le Q7, c’est aussi un empattement géant de 2,998 m.

Le toit panoramique en verre, disponible de série sur la finition « Avus » et en option sur « S line », adopte un système de transparence modulable en 9 segments, inspiré du « Solarbay » de Renault qui équipe notamment le Rafale, et peut s’accorder à la teinte de l’éclairage d’ambiance. Le volume de coffre progresse nettement : entre 581 et 670 l sous tablette selon la position des dossiers, contre un minimum de 563 l auparavant. Une fois les sièges rabattus, la capacité atteint 1 980 à 2 075 l, dépassant les 1 993 l de la génération précédente.

Au lancement, l’Audi Q7 sera proposé exclusivement en diesel avec un V6 3.0 TDI électrifié développant 299 ch et 630 Nm. Ce bloc associe turbocompresseur et compresseur électrique pour optimiser les reprises à bas régime, le tout couplé à une boîte « Tiptronic » à (8 rapports). L’ensemble repose sur un alterno‑démarreur électrique de 24 ch et 370 Nm alimenté par un réseau 48 V, permettant de courtes phases de roulage 100 % électrique en milieu urbain. Cette motorisation accepte le carburant HVO, issu de résidus et huiles usagées, capable de réduire les émissions de CO₂ de 70 à 95 %.

Au premier trimestre 2027, 2 versions essence hybrides rechargeables rejoindront le configurateur, reprenant les mécaniques déjà proposées sur l’Audi Q7 restylé : 395 ch et 490 ch, chacune articulée autour d’un V6 3.0 TFSI de 340 ch associé à une machine électrique alimentée par une batterie de 25,9 kWh brut (22 kWh net) offrant environ 85 km d’autonomie électrique. Toutes les versions bénéficient de la transmission intégrale permanente « Quattro » avec différentiel central autobloquant à précharge. La suspension pneumatique adaptative est de série sur « Avus », tandis que la finition « S line » peut intégrer, en option, la suspension pneumatique adaptative sport.

Enfin, l’Audi Q7 TDI débutera à 99 150 € et sera frappé d’un malus CO₂ pouvant atteindre 80 000 €. Quoi qu’il en soit, Audi croit encore au diesel pour les gros rouleurs, et c’est parfaitement logique.
La rédaction
Photos : Audi

