Le gouvernement acte officiellement le retour du leasing social le jeudi 16 juillet 2026, relançant une mesure devenue incontournable pour les ménages aux revenus les plus modestes. Depuis son lancement initial le 1er janvier 2024, ce dispositif a démontré une efficacité inattendue, dépassant largement les projections de l’État avec 50 000 dossiers validés contre les 20 000 à 25 000 prévus. L’année 2025 a confirmé cette dynamique avec 50 000 bénéficiaires supplémentaires, consolidant le rôle du leasing social comme accélérateur d’accès à la mobilité électrique.
Pour 2026, dans le cadre du leasing social, l’exécutif fixe un nouvel objectif de 50 000 véhicules électriques attribués, assortis d’un loyer maximal de 200 € par mois, avec une ouverture officielle le 16 juillet. Si seuls Renault et plusieurs marques du groupe Stellantis ont déjà confirmé leur participation, la liste des constructeurs engagés devrait rapidement s’élargir, les marques disposant jusqu’au 11 juin pour transmettre à l’Ademe leurs propositions de modèles et de loyers. Face à la hausse des prix des carburants, la voiture électrique devient indispensable pour beaucoup de Français. Dans ce contexte, les demandes devraient exploser pour bénéficier de cette aide.

Le dispositif du leasing social couvre aussi bien les LLD que les LOA, à condition que le contrat s’étende sur au moins 3 ans. Pour cette édition 2026, l’aide repose sur le mécanisme des CEE (Certificats d’Économie d’Énergie) et oscille entre 6 500 et 9 500 € selon l’origine des composants de la voiture électrique, tout en restant plafonnée à 29 % du prix d’achat. L’accès au leasing social exige de remplir simultanément plusieurs critères : être majeur et domicilié en France, disposer d’un revenu fiscal de référence par part ≤ 16 880 €, résider à plus de 10 km de son lieu de travail et utiliser son véhicule personnel pour s’y rendre ou parcourir plus de 8 000 km par an dans le cadre professionnel, et ne pas avoir bénéficié du dispositif en 2024 ni en 2025.

Les véhicules électriques éligibles doivent respecter un ensemble de contraintes techniques strictes : un score environnemental ≥ 60, un prix hors options ≤ 47 000 €, un poids inférieur à 1,8 tonne, ainsi qu’une labellisation officielle « Leasing électrique ». Chaque constructeur automobile participant doit proposer au moins une offre dont le loyer n’excède pas 140 €, les autres pouvant atteindre le plafond de 200 €.
Stellantis annonce la participation de sept marques et l’homologation de 16 modèles, incluant notamment certaines versions des Citroën ë-C3 et ë-C3 Aircross, la Fiat 500e, le Jeep Avenger, ainsi que les Peugeot e-208, e-308 et e-2008, aux côtés des Alfa Romeo Junior, Citroën ë-C4, Citroën ë-Berlingo, Fiat Grande Panda, Fiat 600e, Lancia Ypsilon, Opel Mokka, Opel Frontera et Peugeot e-Rifter.
Renault confirme pour sa part 4 modèles éligibles, avec des loyers compris entre 130 et 190 € par mois, couvrant un spectre allant de la citadine à la compacte : Renault Twingo E-Tech, Renault 5 E-Tech, Renault 4 E-Tech et Renault Mégane E-Tech.

À ces offres déjà officialisées s’ajoutent désormais les annonces de constructeurs qui n’avaient pas encore communiqué leurs modèles éligibles. Volkswagen confirme ainsi que ses clients pourront accéder au leasing social 2026 avec 3 véhicules électriques stratégiques : la Volkswagen ID.3, le SUV Volkswagen ID.4 et la nouvelle Volkswagen Polo électrique, cette dernière venant renforcer l’offre sur le segment des citadines zéro émission.

Ford, de son côté, indique sur son site internet qu’il pourrait rejoindre le dispositif avec le Ford Puma Gen‑E, un modèle affiché l’an passé à 139 € par mois, ce qui le positionnerait immédiatement parmi les offres les plus attractives du marché si cette grille tarifaire était reconduite.

Enfin, les contours du leasing social révèlent une édition 2026 plus large, plus concurrentielle et plus structurée que jamais, avec un nombre croissant de marques automobiles prêtes à proposer des voitures électriques répondant aux critères techniques imposés par l’État, tout en maintenant des loyers accessibles pour les foyers les plus modestes. Alors, est-ce le moment de passer à la voiture électrique ? Très certainement.
La rédaction
Photos : LesVoitures.com

