La Ferrari HC25 frappe d’abord par son design avant même de révéler ce qu’elle cache. Ferrari transforme la base de la F8 Spider en un objet futuriste, tendu, sculpté, presque conceptuel, qui annonce la direction stylistique de Maranello tout en restant un modèle unique du programme « One-Off ».

L’unique Ferrari HC25 apparaît comme une sculpture roulante avant d’être une machine, une Ferrari qui réinterprète les codes des spiders à moteur central arrière en les projetant dans un style résolument futuriste. Le Ferrari Design Studio, dirigé par Flavio Manzoni, a conçu une carrosserie qui rompt avec les volumes de la F8 Spider tout en conservant ses proportions fondamentales.

Ferrari HC25

Avec ses dimensions de 4,758 m de long, 2,006 m de large, 1,183 m de haut et un empattement de 2,650 m, la Ferrari HC25 demeure une Ferrari construite selon les mêmes standards que les modèles de série. Elle s’inscrit dans la continuité des créations exclusives basées sur la plateforme F8, après la SP48 Unica (2022) et la SP‑8 (2023), confirmant que cette architecture reste idéale pour des projets ultra‑personnalisés.

Ferrari HC25

Ferrari explique que la voiture « réinterprète les formes et les codes esthétiques des spiders à moteur central arrière », et cette intention se lit immédiatement dans la silhouette abaissée, les surfaces épurées et les transitions géométriques nettes. L’avant adopte une bande noire horizontale qui traverse toute la largeur du capot, signature visuelle désormais associée aux modèles les plus récents de Maranello. Les phares sont totalement inédits, utilisant des modules jamais vus sur une Ferrari, avec une lentille extrêmement fine et une indentation centrale qui fait écho à la séparation des feux arrière. Les feux « DRL (Daytime Running Lights) » verticaux, une première pour la marque, dessinent un boomerang sur le bord d’attaque des ailes avant.

Les flancs de la Ferrari HC25 sont dominés par un immense élément noir brillant en trois dimensions, un ruban fonctionnel qui coupe littéralement la voiture en deux volumes distincts. Cette pièce relie l’avant et l’arrière tout en intégrant les prises d’air des radiateurs et les évacuations thermiques du groupe motopropulseur. Ferrari décrit ce mouvement en flèche comme un flux visuel qui part de la base des roues arrière, remonte verticalement le long de la porte jusqu’à la poignée sculptée, puis redescend vers la lunette arrière, donnant l’impression que la voiture pousse visuellement vers l’avant. Les poignées, intégrées dans une longue lame en aluminium usinée dans la masse, renforcent l’impression d’un pont reliant les deux moitiés de la carrosserie.

À l’arrière, les feux extrêmement fins traversent toute la largeur et reprennent la logique de séparation centrale. L’extracteur redessiné encadre deux sorties d’échappement trapézoïdales. La peinture « Moonlight Grey mate » et les jantes à cinq branches, mêlant bord diamanté et rainures doubles, donnent à l’ensemble une allure presque de concept-car.

L’habitacle de la Ferrari HC25 prolonge ce dialogue chromatique avec un tissu technique gris rehaussé de graphismes jaunes rappelant les boomerangs des flancs et des « DRL ». Ferrari précise que la création a suivi toutes les étapes du programme « Special Projects » : définition des proportions, maquette grandeur nature, validation des surfaces, puis fabrication finale, un processus d’environ deux ans durant lequel le client a participé à chaque phase. Le programme « One-Off » permet de créer « un modèle unique au monde » répondant exactement à la vision du propriétaire, et la HC25 en est une démonstration totale.

Ferrari HC25

Ce n’est qu’une fois le regard absorbé par cette architecture visuelle que l’on retrouve la base mécanique, héritée de la F8 Spider, elle-même descendante de la F8 Tributo, de la 488 GTB et de la 458 Italia, une lignée qui constitue la dernière grande dynastie Ferrari animée par un moteur thermique non électrifié. Alors que la gamme actuelle s’oriente vers l’hybridation avec des modèles comme la 296 GTB ou la F80, le propriétaire de la HC25 a choisi une approche radicalement mécanique, celle du V8 3,9 l bi‑turbo délivrant 720 ch à 7 000 tr/min, 770 Nm à 3 250 tr/min. Ce bloc, capable de grimper à 8 000 tr/min, est doté d’un rapport volumétrique de 9,6:1, associé à une boîte F1 à double embrayage 7 rapports. En matière de performances, cela donne un 0 à 100 km/h réalisé en 2,9 s, un 0 à 200 km/h abattu en 8,2 s et une vitesse maximale de 340 km/h.

Enfin, la Ferrari HC25 n’est pas seulement une variation esthétique sur une base existante, mais la conclusion d’une ère : la dernière expression d’un V8 Ferrari thermique, léger, explosif, non hybridé, intégré dans une carrosserie qui annonce déjà le futur stylistique de Maranello. Une Ferrari unique, mais aussi un jalon historique.

La rédaction

Photos : Ferrari

Frédéric Martin
Les Voitures Installez l'application pour ne rien manquer !
Ouvrir l'app

Privacy Preference Center