Près de quatre décennies après que Tony Scott a transformé la vitesse en mythologie visuelle, l’industrie du cinéma continue de lorgner avec insistance vers les univers mécaniques les plus spectaculaires. Portée par l’onde de choc mondiale provoquée par Top Gun: Maverick et par l’appétit croissant du public pour les récits automobiles, Paramount Pictures s’apprête à ramener Cole Trickle sur les ovales américains, comme si l’icône de la NASCAR n’avait jamais quitté la piste.

Le studio vise une sortie estivale en 2028 pour Jours de tonnerre 2, avec l’ambition assumée de propulser cette suite parmi les mastodontes hollywoodiens de la décennie. Tom Cruise, qui avait déjà fait de Jours de tonnerre un film culte consacré à la NASCAR (National Association for Stock Car Auto Racing), en 1990, reprend le flambeau et renoue avec un univers où la vitesse, la sueur et le vacarme des moteurs façonnent des héros d’un genre particulier. À ses côtés, Anne Hathaway rejoint l’aventure, ajoutant une dimension inédite à ce retour en fanfare.

Le film originel racontait l’ascension chaotique et fulgurante de Cole Trickle, jeune pilote issu de la monoplace, propulsé dans la NASCAR Winston Cup avec une fougue qui frôlait l’inconscience. Les séquences de course, tournées à une époque où filmer à plus de 300 km/h relevait presque de l’expérimentation, avaient marqué durablement la culture populaire. Le mélange de rivalités psychologiques, de mécanique brute et de dramaturgie sportive avait fait de l’œuvre un pilier du cinéma automobile.

Fort du triomphe de Top Gun: Maverick, Tom Cruise a exigé de reprendre personnellement le volant des V8 de course. Fidèle à sa réputation de cascadeur sans doublure, il aurait déjà entamé une préparation physique intensive et un entraînement spécifique au pilotage de stock-car, afin de garantir une immersion totale et de restituer à l’écran la violence contrôlée de ces machines conçues pour l’attaque permanente.

L’arrivée d’Anne Hathaway au casting de Jours de tonnerre 2 constitue l’un des grands bouleversements de cette suite. Les studios gardent le scénario sous scellés, mais plusieurs sources proches de la production évoquent un rôle majeur au cœur du paddock. Patronne d’équipe visionnaire, ingénieure de pointe ou adversaire directe sur la piste, son personnage serait pensé pour créer une tension dramatique nouvelle face à Tom Cruise, et pour injecter une énergie différente dans l’univers traditionnellement masculin de la NASCAR. Quant à la réalisation du film, elle est confiée à Jonathan Levine.

Ce deuxième opus devrait s’appuyer sur les technologies de prise de vue les plus avancées, notamment des systèmes embarqués capables de capturer le son et l’image à très haute vitesse. L’objectif est de restituer la fureur, la densité sonore et la pression extrême des pelotons de la NASCAR contemporaine, une discipline qui a beaucoup évolué depuis 1990, mais toujours aussi spectaculaire dans ses confrontations roue contre roue.

L’annonce de Jours de tonnerre 2 intervient dans un contexte où les compétitions automobiles connaissent un regain d’intérêt massif, tant auprès du public que des studios. Entre l’impact des productions consacrées à la Formule 1 et la curiosité croissante des spectateurs internationaux pour les championnats américains, la NASCAR bénéficie d’une exposition mondiale inédite, offrant à Paramount Pictures une opportunité idéale pour relancer la franchise.

Enfin, après le succès de F1 Le Film, l’été 2028 s’annonce déjà comme un rendez-vous brûlant dans les salles obscures. Les spectateurs sont prévenus : les moteurs vont rugir, la gomme va fumer, et Tom Cruise s’apprête, de nouveau, à exploser les chiffres du box-office avec Jours de tonnerre 2.

La rédaction

Photo : Paramount Pictures

Frédéric Martin
Les Voitures Installez l'application pour ne rien manquer !
Ouvrir l'app

Privacy Preference Center