Depuis la fin du mois d’août, un radar automatique installé à la porte de Montreuil, sur le boulevard périphérique parisien, s’était retrouvé au centre d’une polémique grandissante. L’appareil, posé dans le cadre des travaux menés dans ce secteur, devait contrôler les véhicules dans une zone temporairement limitée à 30 km/h, alors que la vitesse habituelle sur l’anneau reste fixée à 50 km/h. Mais après plusieurs jours de fonctionnement, la préfecture de police reconnaît désormais que le dispositif a souffert de dysfonctionnements techniques, au point de décider son déplacement et l’annulation pure et simple de toutes les amendes déjà générées.

Le radar, installé le 24 août, l’avait été « à la demande de la ville de Paris », rappelle la préfecture, afin d’accompagner les travaux en cours à la porte de Montreuil. Très vite, de nombreux conducteurs ont affirmé avoir été flashés, par l’arrière, dans des conditions qu’ils jugeaient incompréhensibles, voyant dans cette limitation à 30 km/h un piège difficile à anticiper (déclenchement à 36 km/h réels pour 31 km/h retenus). L’association « 40 Millions d’automobilistes » avait elle aussi dénoncé la situation, estimant que l’appareil sanctionnait de manière disproportionnée des automobilistes circulant dans un contexte où la dangerosité réelle ne semblait pas justifier une telle sévérité.

Face à la montée des contestations, la préfecture de police a finalement tranché. Officiellement, ce sont des problèmes techniques qui ont motivé la décision de déplacer le radar et d’annuler l’ensemble des contraventions déjà enregistrées. Les flashs ont néanmoins été maintenus jusqu’ici pour « un effet pédagogique », précise l’administration, avant que l’appareil ne soit retiré de son emplacement actuel. Pour l’association « 40 Millions d’automobilistes », cette issue représente « une victoire historique », tant le dispositif était devenu, selon elle, le symbole d’une politique de contrôle mal calibrée et, surtout, excessive.

Ainsi, le radar de la porte de Montreuil cesse de flasher pour l’instant, en attendant sa réinstallation ailleurs. Quant aux automobilistes concernés, ils verront donc leurs sanctions effacées, ce qui met un terme à une controverse qui aura marqué la rentrée pour le périphérique de Paris.

La rédaction

Photo : 40 Millions d’automobilistes

Frédéric Martin
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