Selon Le Parisien, dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 mai, un vol d’une ampleur exceptionnelle a frappé le XVe arrondissement de Paris, où la conciergerie automobile spécialisée dans les supercars et les voitures de luxe, Sumer Vault, a été littéralement dépouillée. Plusieurs individus se sont introduits dans un parking privé et sont repartis avec « plus d’une vingtaine de voitures », un préjudice colossal pour les propriétaires comme pour l’entreprise, qui se présentait comme un refuge inviolable pour automobiles d’exception. Vers 3 h 30, une quinzaine d’hommes forcent l’accès piéton du parking de la rue de l’ingénieur Robert‑Keller, un immeuble choisi précisément parce qu’il abrite une conciergerie haut de gamme où sont stockées certaines des supercars les plus prestigieuses de la capitale. Le site de la société exhibe d’ailleurs fièrement les marques qu’elle accueille : Ferrari, Jaguar, Bentley, Lamborghini, autant de noms qui incarnent le sommet de la performance et du luxe automobile.

Le modèle de la conciergerie Sumer Vault repose sur un abonnement annuel permettant aux propriétaires de garer leur véhicule dans un garage présenté comme ultra‑sécurisé, avec services de lavage, d’entretien et surveillance continue. La conciergerie revendique un dispositif de sécurité digne d’un coffre‑fort, avec « de très nombreuses caméras enregistrant en permanence », « un PC sécurité présent à proximité », « des rondes physiques toutes les 3 heures » et « une entrée entièrement sécurisée et hermétique, par identification à empreinte digitale ». Pourtant, selon l’information révélée en exclusivité par Le Parisien, malgré cette architecture censée protéger les supercars les plus convoitées, les malfaiteurs ont neutralisé les protections et pénétré dans les locaux où étaient conservées les cartes grises et clés. Une fois ces accès obtenus, ils n’ont eu qu’à choisir parmi les modèles stationnés, emportant en quelques minutes une série impressionnante de voitures dont plusieurs de très grand luxe. Ce vol de supercars, à Paris, concerne plus de 20 voitures de luxe et d’exception.

« Dans ce garage, il y avait des véhicules extraordinaires », témoigne un client dont la Ferrari 458 a été dérobée. Il reconnaît être assuré, mais s’inquiète de l’indemnisation à venir, rappelant qu’« aucun garage n’est inviolable » et que les voleurs n’ont évidemment pas ciblé cet endroit par hasard. Leur méthode, parfaitement rodée, et leur présence en nombre ont permis de réaliser un vol d’une ampleur rarissime, même dans l’univers très fermé des supercars.

Dans les minutes suivant le casse, une première avancée survient lorsque des policiers repèrent un véhicule signalé comme volé. Il ne s’agit pas d’une supercar, mais d’un Renault Captur, probablement utilisé comme voiture d’appoint. Le véhicule est intercepté sur le quai d’Issy‑les‑Moulineaux avec quatre personnes à bord, immédiatement placées en garde à vue. Vers 5 heures, grâce à la géolocalisation, une autre voiture volée est retrouvée par la BAC du XIIIe à Villejuif, dans le Val‑de‑Marne. Le véhicule est stationné mais vide, signe que les voleurs ont déjà dispersé une partie du butin.

Enfin, suite à ce vol de supercars à Paris et face à l’organisation méthodique du groupe et à l’ampleur du préjudice, le parquet de Paris a saisi la Brigade de Répression du Banditisme (BRB). Cette dernière confirme le vol de « plus d’une vingtaine de véhicules de luxe, dont des Porsche et des Maserati » et précise qu’« une douzaine de personnes ont été interpellées dans ce cadre ». L’affaire est traitée comme un vol en bande organisée, ce qui permet de prolonger les gardes à vue jusqu’à mercredi soir. L’enquête devra désormais déterminer comment un groupe aussi nombreux a pu neutraliser un dispositif de sécurité présenté comme hermétique, identifier les supercars manquantes, retracer leur dispersion et comprendre si un repérage interne ou une complicité a facilité l’opération.

 

La rédaction

Photos : images d’illustration LesVoitures.com

Frédéric Martin
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