Citroën vient de déclencher l’un des plus grands frissons automobiles de la décennie : la 2CV revient, non pas comme un exercice nostalgique, mais comme une arme stratégique du plan Stellantis « FaSTLAne 2030 ». Une voiture pensée pour remettre l’Europe sur roues avec une électrique simple, essentielle, abordable et profondément humaine. Une philosophie assumée par Xavier Chardon, CEO de Citroën, qui résume l’ambition : « Réinventer la 2 CV de demain, ce n’est pas faire du rétro : c’est redonner de la liberté. » Mais, l’E-Car Citroën ne sera pas 100 % française, car elle sera assemblée en Italie et devrait profiter de technologies chinoises.
Citroën insiste : pas de néo-rétro, pas de tôle ondulée, pas de pastiche. La déjà très attendue Citroën 2CV électrique reprendra la philosophie du TPV (Très Petite Voiture) de 1948 : légèreté, praticité, robustesse, polyvalence, accessibilité. Le constructeur veut créer l’icône de demain, pas ressusciter celle d’hier. Cette approche tranche avec la stratégie de Renault pour sa R5 et sa R4, qui misent sur le design nostalgique. Chez Citroën, l’innovation prime sur la nostalgie, dans la droite ligne du concept-car Oli : faire mieux avec moins.

La future Citroën 2CV électrique sera la première représentante européenne de la nouvelle plateforme E‑Car, un socle technique qui devrait mêler technologies électriques chinoises (Leapmotor) et production 100 % européenne. Objectif : casser les prix. Les batteries seront des LFP, moins coûteuses et parfaitement adaptées à un usage urbain/périurbain. Citroën vise un tarif inférieur à 15 000 €, un seuil qui ferait de la 2CV l’électrique la plus accessible du marché européen, loin devant les Renault 5 E-Tech électrique ou même la Citroën ë-C3. La production débutera en 2028, dans l’usine italienne de Pomigliano d’Arco. Citroën dévoilera un premier aperçu officiel de la nouvelle 2CV au Mondial de l’Automobile de Paris, en octobre 2026. Un moment symbolique pour mesurer l’accueil du public face à cette résurrection ambitieuse. Précisons que les photos de la future 2CV électrique qui accompagnent cet article ont été créées par le talentueux designer Dejan Histrov, et n’ont donc rien d’officiel.

La future Citroën 2CV électrique arrive dans un marché saturé de modèles électriques coûteux, complexes et souvent interchangeables. Citroën adopte une stratégie radicalement différente en misant sur la simplicité, la légèreté et l’accessibilité. Cette approche répond à une attente croissante : celle d’une voiture qui ne cherche pas à être un objet premium, mais un outil de liberté. Le prix annoncé, inférieur à 15 000 €, place la 2CV dans une catégorie où elle n’aura quasiment aucun concurrent européen. Son identité forte, son positionnement clair et son ambition sociale pourraient en faire l’un des modèles les plus pertinents de la décennie.

En termes de concurrences, actuellement, la Renault 4 E-Tech électrique peine à trouver son public. Son prix élevé, proche de 30 000 €, la place dans une zone tarifaire où les clients attendent davantage de polyvalence et de performances. Son positionnement est flou, son image moins forte que celle de la Renault 5 E-Tech électrique, et ses ventes restent faibles malgré la puissance marketing de Renault. La future Citroën 2CV électrique, au contraire, s’annonce comme une proposition cohérente, lisible et parfaitement alignée avec les attentes actuelles. Elle ne promet pas une autonomie record, mais une liberté simple et abordable. Elle ne vise pas le segment des électriques premium, mais celui des voitures essentielles, un territoire quasiment déserté par les constructeurs européens. Dacia devrait aussi commercialiser une E-Car abordable, sachant qu’aujourd’hui, Renault compte sur la Twingo E-Tech électrique pour le marché des petites citadines électriques. Rappelons que l’UE a décidé de mettre en place un nouveau segment E-Car (M1E) de voitures électriques abordables. Stellantis s’appuiera sur cette réglementation pour la 2CV électrique.

Enfin, Citroën ne se contente pas de ressusciter un nom : la marque veut réinventer l’idée même de mobilité populaire. Dans un marché saturé de SUV électriques chers et complexes, la future Citroën 2CV pourrait devenir la voiture la plus pertinente de la décennie : simple, légère, accessible, fabriquée en Europe et pensée pour la vraie vie. Si Renault a prouvé avec la R5 qu’un revival peut devenir un phénomène, la 2CV pourrait aller encore plus loin. 2028 pourrait bien être l’année où la France réinvente la voiture populaire.
La rédaction
Photos : Stellantis, LesVoitures.com et Dejan Hristov

